Hors Piste

Bonjour,

Aujourd’hui, je vous propose une chronique de Hors Piste de Sophie Adriansen.

Hors Piste

Auteur :  Sophie Adriansen

Année de publication : 18 janvier 2018

Éditions : Slalom

Nombre de pages : 128 pages

Prix : 10.90 €

Résumé :

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture.

Je tiens à remercier NetGalley et les éditions Slalom. J’avais déjà « rencontré » l’auteure avec son livre : Les grandes jambes. C’était d’ailleurs ma première chronique du blog (vous pouvez la retrouver ICI, soyez indulgent :p ). J’avais aussi lu et chroniqué Quart de frère, quart de sœur. Pour une fois, j’ai débuté ma lecture sans trop de crainte. J’aime beaucoup la plume de Sophie Adriansen. Nous retrouvons une héroïne connue (mais rassurez-vous, il n’y a aucune obligation de lire Les Grandes Jambes). Le thème principal de l’histoire, la déconnexion au téléphone portable, est très intéressant car il ne tombe pas dans le stéréotype « Bouhouhou le téléphone c’est le diable ! ».

Personnages

Marion, le personnage principal, est une adolescente envoyée dans une colonie de vacances où le téléphone est totalement interdit. Quelle horreur quand la vie d’une ado de 14 ans tourne autour des garçons et du téléphone (connecté évidemment). Elle est plutôt sage, respecte les règles. Elle est, à présent, séparée de Gregory depuis les vacances précédentes. Mais ça va, ils le vivent bien, enfin surtout lui. Marion est une adolescente comme les autres qui aime les bonbons, est en conflit (un peu) avec les parents, pense à ses amis, a des aprioris… Bon au niveau autres personnages , il y a des stéréotypes, mais au final, ça correspond aux attitudes des adolescents actuels. Ce n’est pas désagréable.

Samedi 18 février

Je suis dégoûtée : je pars en colo. L’année dernière, j’avais pourtant fait promettre aux parents que c’était la dernière fois, mais il paraît que j’ai « particulièrement besoin de faire du sport » et que l’air de la montagne me « fera du bien ».

– Tu devrais plutôt te réjouir ; c’était ça ou passer tes vacances d’hiver à réviser ton brevet.

Est-ce que c’est du chantage ? Ça fait des mois qu’on ne me parle que du brevet… Mais mes notes sont bonnes, et mes parents le savent !

Sauf que le sport, l’air glacé, j’aurais préféré aller les chercher à la patinoire de la ville, où Grégory va tous les samedis. Et puis, la colo, c’est tellement aléatoire : les camarades de chambre, les anim’, la météo… On ne peut jamais prévoir. La patinoire, au moins, je sais avec qui j’y vais, et je sais qui j’y retrouve.

Ce qui me dégoûte encore plus, c’est que les téléphones portables sont interdits dans cette colo. « Déconnexion totale, ça aussi ça te fera du bien. » J’ai un portable depuis deux ans, et mes parents jugent que je l’utilise trop. Ce qui est faux : je l’utilise seulement lorsque c’est nécessaire, et je n’y peux rien si c’est nécessaire souvent ! Et mes parents se trompent : ça ne me fera aucun bien de passer une semaine sans nouvelles du collège, car le collège, c’est toute ma vie.

Le voyage se fait de nuit. Pour une fois, j’ai attendu dans ma chambre qu’arrive l’heure d’aller prendre le car. Avant, je ne coupais pas au rituel du jeu de société en famille, mais franchement, à quatorze ans, j’ai passé l’âge !

Mes parents ne skient pas. Mon père n’est pas sportif, et ma mère n’aime pas le froid. Lorsque j’ai eu sept ans, ils ont décidé que ce n’était pas une raison pour me priver de ce qui ne pouvait être qu’un plaisir pour la petite fille que j’étais. Et hop, dans le car !

Sauf que, moi non plus, je n’aime pas le ski, et j’ai des raisons : quantité invraisemblable de couches de vêtements qu’on doit empiler, avec des combinaisons trop larges, aux jambes trop courtes, qui font ressembler à un quartier de pomme de terre ; tire-fesses qui propulsent à un mètre du sol sans prévenir ; fous qui foncent sans regarder devant eux ; copains qui ne sont jamais loin au moment précis où on rate une bosse ; neige qui se glisse pile entre les gants et les manches de la veste…

Surtout, je n’aime pas les colos.

Cette année, ce sera différent. Fini le chalet des Pyrénées où j’avais, malgré tout, mes habitudes ; adieu l’aquarium géant à l’entrée du réfectoire, les parties de dames grandeur nature dans le jardin face aux sommets et les soirées télé dans la grande salle du bas… Cette année, direction les Alpes et le centre des Trois Sapins.

Le style de Sophie Adriansen est simple et accessible. L’histoire est racontée à la première personne sous forme de journal intime, ce qui nous plonge directement dans son quotidien et ses soucis. Ainsi, le vocabulaire employé est bien celui d’une adolescente. Je me suis plongée dans cette lecture et je l’ai dévoré très rapidement. Quand je lis un livre orienté jeunesse / adolescent, j’ai toujours peur de m’ennuyer ou que le livre soit trop enfantin. Avec Sophie Adriansen, ce n’est pas le cas et c’est, toujours, très très plaisant. Ce format assez court permet de ne pas connaître de longueur. Les thèmes sont abordés avec légèreté du point de vue des adolescents : adolescence, l’ouverture au monde… Sophie Adriansen relate les déboires du quotidien d’une adolescente de 14 ans avec un véritable réalisme (je me suis revue à 14 ans).  Elle propose une manière d’appréhender la vie en apprenant à ne pas s’encombrer du regard des autres, préjugés, différences qui permettra aux adolescents qui sont en plein dans cette période de relativiser, et aux adultes d’avoir un regard différent. La pointe d’humour présente est un régal !

La couverture est belle. Dès le début, elle nous rappelle la couverture d’un livre précédent de l’auteur : Les grandes jambes. Ce qui est logique, puisque c’est la suite de ce livre me dirait vous. Bon n’oubliez pas : ce n’est pas une obligation d’avoir lu Les grandes jambes !

Le plus de l’histoire : Marion, personnage très attachant.

Le petit bémol de ma lecture : Lecture trop courte, j’aurais aimé avoir quelques pages supplémentaires pour savoir ce qu’il se passe après.

Pour résumer : Un grand coup de cœur !

 

Petit plus pour les parents ou les professionnels :

N’hésitez pas à utiliser Hors piste  si vous souhaitez travailler, par exemple, sur les avantages d’une déconnexion au téléphone portable mais aussi sur l’adolescence, la quête d’identité.

Un petit mot sur l’auteur :

Sophie Adriansen est une auteure française. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages en littérature générale et jeunesse. Depuis 2011, elle se consacre uniquement à l’écriture.

Vous pouvez consulter le site web de l’auteur ici : Sophie Adriansen.

Courez vite en librairie l’acheter ! Vous allez l’adorer !

Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire et à partager avec moi vos lectures ! Si cet article vous a plu, pensez à le partager ;).

Lena

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités
Cet article, publié dans Adolescent / Young Adult, Amour / Amitié, Amour / Amitié, Jeunesse, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s