Gazoline et Grenadine

Bonsoir,

Aujourd’hui, je vous propose une chronique du livre jeunesse : Gazoline et Grenadine de Jean-Loup Craipeau et Pierre Fouillet paru aux éditions Yaka books.

Gazoline et Grenadine

Auteur :  Jean-Loup Craipeau

Illustrateur : Pierre Fouillet

Année de publication : juillet 2017 (réédition)

Editions : YakaBooks

Nombre de pages : 112 pages

Prix : 2 €

Résumé :

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture.

Je tiens à remercier les éditions YakaBooks et Lucie Brasseur, fondatrice avec Julien Leclerq de cette maison d’édition, pour leur confiance. Je profite de ce petit début, pour une fois de plus leur présenter toutes mes excuses pour ce retard, lié à un ordinateur doué d’une volonté propre (je ne vois que ça comme explication 😉 ). C’est la couverture qui a attiré mon regard en premier lieu, le titre et le résumé ont achevé mon envie de lire ce livre. J’ouvre toujours avec appréhension un livre jeunesse, maintenant vous devez vous en être rendus compte. Est-ce que j’ai eu raison de solliciter ce Service Presse ? Hum lisez et vous verrez 😉

Petite info supplémentaire : Gazoline et Grenadine a été publié pour la première fois en 1995 chez les éditions Nathan. La version, que j’ai entre les mains, est une version revue et augmentée de références aux nouvelles technologies. C’est un pur plaisir de voir que les livres peuvent être remis aux dernières tendances. Je me demande donc, maintenant, comment était la version originale…

Personnages

Les personnages sont amusants, attachants. Chaque personnage a sa place dans l’histoire. Ils portent des noms haut en couleur et drôles : Limaunade, Gazoline, Grenadine… Limaunade est une enfant qui n’a peur de rien. Intrépide et de bonne humeur, son cœur est rempli de bonnes intentions qui la mènent dans une drôle d’aventure. Les sœurs Gazoline et Grenadine sont jumelles. Elles sont si différentes qu’elles en sont complémentaires : l’une stricte, l’autre est cool. L’une est plutôt « mécanique », l’autre « mamie gâteaux ». Aussi différentes que drôles. Ce sont des personnages attachants. Pour un livre à partir de 8 ans, ça me semble être un point très important pour donner envie au jeune lecteur d’aller plus loin, de finir le livre. (cf j’ai demandé à mon petit cousin de 9 ans ce qui le poussait à lire un livre quand il est obligé, par exemple, par l’école.)

Nous déménagions. Papa était sur les dents, maman sur les nerfs, moi, je passais mon temps sur le derrière : je me faisais bousculer quand les déménageurs montaient le buffet, l’armoire ou le piano.

Papa s’impatientait :

  • Qu’as-tu besoin de rester dans nos pattes, Limau ?

Puis il redescendait chercher un carton.

Limau, c’est mon diminutif. En entier, je me prénomme Limaunade.

Je suivais le mouvement pour ne pas rester seule dans notre nouvelle maison de l’impasse du Rat-Sec : ces escaliers tordus, ces couloirs un peu noirs, ces recoins ne me disaient rien. Je ne savais pas encore si j’allais aimer cette nouvelle maison. Mes parents venaient de l’acheter à deux vieilles dames qui habitaient elles-mêmes impasse du Rat-Sec.

Ces deux vieilles dames étaient sœurs. Elles s’appelaient les Duracuire. Il paraît qu’elles s’étaient montrées très enthousiastes à l’idée de vendre la maison à mes parents. Surtout quand maman leur avait raconté que j’étais une fille délurée, casse-cou, combative et curieuse…

J’avais hâte de les rencontrer.

Selon ma mère, cette maison était une affaire. Mon père répliquait :

  • Cette maison était si peu chère que je me demande ce qu’elle cache. Elle doit avoir un défaut. Par exemple, avec tous ces travaux autour, ça doit être horriblement bruyant !

Mon père voyait, par habitude, les choses en noir. Je lui demandai pourquoi il était toujours pesticide…

  • Pessimiste, Limau, pas pesticide. Le pesticide est un produit chimique qui empoisonne les parasites des cultures. Et nuit à la santé des humains par la même occasion.

Pessimiste ? D’accord. N’empêche, j’ai pensé que papa, lui, était un poison à bonne humeur. Je trouvais notre jardin génial : Minou, mon chat, y jouait déjà.

Le style de Jean-Loup est simple et accessible pour un jeune lecteur, 8 ans sans accompagnant. Je me suis plongée dans cette lecture et l’ai dévoré très rapidement. La narration à la première personne donne un rythme soutenu à l’histoire. Elle aide le lecteur à s’identifier à notre jeune héroïne Limaunade, à se mettre dans sa peau, si je peux utiliser cette expression. Le vocabulaire n’est pas compliqué et pour les quelques mots qui pourraient être inconnus, il suffit de faire un petit tour dans le dictionnaire pour les comprendre. Rempli de jeux de mots, de joutes verbales, l’humour rythme la lecture et incite à ne poser le livre qu’une fois la fin arrivée.

Les illustrations de Pierre Fouillet sont très belles. Elles sont simples mais précises. Elles sont efficaces, c’était un vrai plaisir de les découvrir. Elles donnent un vrai plus à l’histoire, insérées aux moments clés de l’histoire ou avec l’objectif d’intensifier l’humour.

Le livre en lui-même est de qualité (vu qu’il est neuf, je peux vraiment le dire). La mise en page et police de caractère sont confortables à la lecture. Les illustrations sont placées de façon stratégique comme je l’expliquais il y a quelques lignes. La couverture est plaisante et attirante. Elle est simple mais efficace : deux vieilles dames, à l’allure de sorcière qui se ressemblent beaucoup mais semblent aussi différentes. Le ton est donné. Elle me plait, je la valide sans hésiter. 😉

Le petit plus du livre : il est imprimé en France !

Le plus de l’histoire : L’humour, les personnages.

Le petit bémol de ma lecture : pas assez long j’avais envie de découvrir plus d’aventures

Pour résumer : Un petit coup de cœur !


Petit plus pour les parents ou les professionnels :

N’hésitez pas à utiliser Gazoline et Grenadine si vous souhaitez travailler autour des notions d’entraide et de solidarité.

De plus, si votre enfant / lecteur est fan de sorcière / magie, ce livre est fait pour lui !

Un petit mot sur l’auteur :

Jean-Loup Craipeau est un auteur français. Il se lance dans le roman pour la jeunesse en 1986. Il a publié chez Hachette, Syros, Nathan. Il est notamment l’auteur de La sorcière des cantines (titre qui m’intrigue, j’ai bien envie de le découvrir), Crime caramels, Dracula fait son cinéma….

 

Pierre Fouillet est un illustrateur français. Diplômé des Beaux-Arts, il dessine pour la presse et illustre des livres pour enfants. Il est à l’origine de la bande dessinée en collaboration avec Christine Beigel : La bande des Super.

Vous pouvez consulter son site web à l’adresse suivante : Pierre Fouillet

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de parler en 2 mots de la maison d’édition YakaBooks. Leur devise est très intéressante, et je suis totalement solidaire de leur action : Le livre pour tous. J’ai copié les infos du site (j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop).

YakaBooks est une maison d’édition citoyenne engagée, dont le but est de promouvoir la lecture en proposant des œuvres de qualité, la plupart inédites, à très bas prix.

Yakabooks, ce sont de belles histoires pour tous les âges (0 à 120 ans) et tous les goûts à un prix unique : 2 euros.

Yakabooks, c’est un réseau de revendeurs uniques : libraires, petits commerçants, bars tabacs, grandes surfaces…. mais aussi des indépendants sur les marchés, dans les entreprises, les hôpitaux…

Yakabooks, c’est avant tout une formidable aventure humaine, portée par deux amoureux de la lecture et de l’écriture, et une équipe d’auteurs et d’illustrateurs incroyables.

Vous pouvez faire un tour sur leur site ici : Yakabooks

Courez vite en librairie l’acheter ou passer sur le site ! Vous allez l’adorer !

Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire et à partager avec moi vos lectures ! Si cet article vous a plu, pensez à le partager ;).

Lena

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2 commentaires pour Gazoline et Grenadine

  1. Ping : Top 10 Tuesday – 7 août 2018 : Les 10 romans avec un mode de transport sur la couverture | Juste le temps d'un instant

  2. lucie dit :

    Merci pour cette excellente chronique !

    J'aime

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