Mirror, Mirror

Bonjour,

Aujourd’hui, je propose une chronique de Mirror, Mirror de Cara Delevingne chez les éditions Hachette Romans.

Mirror, Mirror

Auteurs :  Cara Delevingne & Rowan Coleman

Année de publication : 4 octobre 2017

Éditions : Hachette Romans

Nombre de pages : 414 pages

Prix : 18 €

Quatrième de couverture :

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture

Je remercie l’édition Hachette Romans et NetGalley pour m’avoir permis de découvrir ce superbe livre. J’ai souvent des aprioris sur les livres dont la publicité est énorme. Ma curiosité habituelle me donne envie de les découvrir. Ici, Cara Delevingne est une femme connue dans le monde entier. Top model, actrice, elle s’ajoute une nouvelle casquette : auteur. C’est la couverture qui m’a attiré en premier sur NetGalley. Le résumé a fini de me convaincre : il fallait que je lise cette histoire. C’est après que les aprioris sont arrivés quand j’ai lu le nom de l’auteur et fait un petit tour sur internet où désormais j’avais l’impression de voir ce livre partout. Bref. J’ai débuté ma lecture la boule au ventre en espérant ne pas être déçue. Et je ne le fus pas du tout ! J’ai pris une claque. Mes hypothèses étaient bonnes. Cependant, je n’ai pas vu venir certains événements.

 Les personnages

L’histoire est racontée du point de vue de Red. C’est bien pour ça que je commencerais par ce personnage. Entre une mère alcoolique, un père qui joue aux abonnés absents, et une petite sœur qu’il faut protéger, Red a bien des choses à faire et à se soucier. Red va chercher à avancer, mais aussi à aider les autres. Rose est une jeune fille peste typique. Il est dur de s’attacher à elle : ce comportement entre la garce et la gentille, en constante oscillation, la rend agaçante. Leo lui souffre. Sous ses airs de brute, il ne l’est pas autant qu’on pourrait le croire. J’ai eu envie de le serrer dans mes bras autant que Red. Les héros de Mirror, Mirror ont été malmené par la vie mais ont fini par trouver une relative stabilité grâce au groupe qu’ils ont été amené à former. Ils ont chacun un combat à mener au cœur de leur vie pour enfin être eux-même et grandir. Je dois vous avouer que j’espère que ce livre ne représente pas la majorité des adolescents : Red, Leo, Rose (et Naomie) flirtent quand même dans le sordide (à mon avis), alcool, drogue… Avec le recul, je trouve qu’ils se comportent comme des rock star. Tout au long du livre, ils évoluent c’est vraiment un point positif. Il y a une note optimiste dans leurs histoires : à chaque chute, il est possible de se relever.

Aujourd’hui : la vie continue, c’est ce que tout le monde dit.

On doit continuer à se lever, aller en cours, rentrer à la maison, se prendre la tête pour des trucs à la con comme les examens qui approchent.

La vie continue… En voilà un, de beau mensonge, parce que la nuit où Naomi a disparu, elle a appuyé sur cette putain de touche pause. Les jours passent, les semaines et les saisons, tout ça quoi, mais pas le reste. Pas vraiment. On dirait qu’on retient tous notre souffle depuis huit semaines.

Parce que je vais vous dire, moi, ce qu’ils ne nous répètent plus, les adultes : qu’elle rentrera quand elle se sentira prête. Et je vois sa grande sœur, Ashira, au lycée, tête baissée, le visage fermé, l’air de ne vouloir parler à personne. Et ses parents, qui errent dans le supermarché, posent les yeux sur les produits sans réellement les voir. Même si c’est Nai qui s’est volatilisée, ce sont eux qui ont l’air perdu.

Oui, d’accord, à une époque, elle aurait fugué pour que tout le monde parte à sa recherche, bien sûr, parce qu’à une époque elle pensait qu’il n’y avait rien de tel qu’un bon psychodrame. Mais elle n’avait pas recommencé depuis un moment, et surtout elle n’était jamais partie aussi longtemps. Elle n’aurait pas voulu que sa mère et son père soient morts d’inquiétude, elle n’aurais pas voulu qu’Ash retienne son souffle en permanence, comme pour se préparer à recevoir une mauvaise nouvelle. Nai a beau être compliquée, elle aime sa famille, et sa famille l’aime. Sa maison a toujours été un peu un phare pour nous, une flamme  qui nous attirait comme des papillons de nuit. Chez Nai, on n’en a pas rien à foutre de la gueule des autres.

Alors vous voyez, Naomi n’aurait jamais fait un coup pareil à ses darons, et à nous non plus. Sauf que personne ne nous écoute, ni la police ni même sa mère, parce qu’elle préfère croire que Naomi est une sale égoïste cruelle plutôt que de penser qu’elle n’est plus là sans raison.

Et voilà pourquoi, parfois, j’aimerais mieux qu’ils retrouvent son corps.

Ouais, c’est carrément minable, je sais. Parfois, je voudrais qu’elle soit morte, rien que pour ne plus être dans le flou. Mais ça n’est pas arrivé. Ils n’ont rien trouvé. Et la vie continue.

Conséquence : aujourd’hui on auditionne un nouveau bassiste pour la remplacer. Pendant une minute, j’ai bien cru qu’on allait se séparer, puisqu’elle n’était plus là. Par on, j’entends le reste du groupe Mirror, Mirror – Leo, Rose et moi. On s’est réunis pour répéter et on s’est demandé s’il ne fallait pas tout laisser tomber. On s’est même dit que ce serait mieux. Et puis on est restés plantés là, tous les trois. Personne n’est parti, personne n’a remballé ses affaires, et on a compris, sans avoir besoin de le formuler tout haut, qu’on ne pouvait pas lâcher le groupe. Lâcher le groupe, ç’aurait été comme renoncer à ce qu’il y avait de mieux dans nos vies… et aussi comme renoncer à elle, pour de bon.

Naomi en a été le membre fondateur, ou plutôt c’est elle qui a transformé un projet bien relou pour le lycée en truc concret, et capital. Grâce à Nai, on a tous découvert qu’on était bons dans un domaine, et je peux vous dire qu’elle déchirait dans le sien. elle était une musicos démente, légendaire. Quand elle nous donnait la ligne de basse, on avait la chair de poule. Et en prime , elle avait un don pour écrire des chansons dars. Je me débrouille aussi. Ensemble, on formait un duo de choc. N’empêche, Nai a ce petit truc en plus qui permet de transformer le plomb terne en or étincelant. Avant Mirror, Mirror, elle ne connaissait pas son superpouvoir. On le lui a révélé. Et plus on le lui répétait, meilleure elle devenait. Quand on a un superpouvoir pareil, on ne s’enfuit pas.

Le style des auteur est très simple, dynamique et attractif grâce à la narration à la première personne. Le vocabulaire est celui d’adolescents. De plus, le choix de narration et des chapitres courts donnent un dynamisme à l’histoire. Je n’ai pas ressenti de temps mort, ou d’ennui pendant ma lecture. J’avais toujours envie de tourner les pages pour savoir le fin mot de l’histoire : qu’est-il arrivé à Naomi ? Que vont devenir les personnages ?  L’auteur aborde la vie de ses différentes facettes, des thématiques actuelles : amitié, amour, drames familiaux, différence, disparition, famille décomposée, préjugés, quête d’identité, sexualité… L’histoire est simple à suivre. Certains sujets, points m’ont semblé un peu trop survolé, mais c’est un livre adapté à des adolescents et bien construit. Attention à ne pas mettre dans les mains des plus « sensibles » (alcool, drogue, sont quand même bien présent). Malgré tout, les sujets ne sont pas abordés avec chichi, restent soft malgré l’horreur qu’ils représentent. On voit la laideur du monde.

Il y a un point contrariant tout de même : la police passe pour des bras cassés, bons à rien, ne faisant pas d’effort. J’ai eu beaucoup de mal avec ça.

La couverture m’attirait beaucoup dès le début. Le titre Mirror, Mirror rappelle l’idée des miroirs de l’âme.

Pour conclure, nous avons avec Mirror, Mirror un roman adolescent/polar réussi malgré quelques points négatifs.

 

Le petit plus de l’histoire : l’intrigue + l’interview de Cara Delevingne à la fin du livre qui défend son livre.

Petit bémol de l’histoire : la vision de la police, des adultes.

« La normalité, voyez-vous, c’est simplement d’être ce que l’on aspire à être.»

Pour résumer : Un grand coup de cœur !

 

Petit plus pour les parents ou les professionnels :

Ce roman est parfait pour parler d’amitié, de la différence, des drames familiaux, de disparition.

Vous pouvez aussi choisir ce livre si vous souhaitez lire un polar adolescent.

 

Un petit mot sur l’auteur :

Cara Delevingne est une mannequin et actrice anglaise. Très influente sur les réseaux sociaux, à 25 ans, elle annonce publier son premier livre le 14 mars 2017.

Le profil Twitter de l’auteur c’est ici : Cara delevingne

Courez vite en librairie l’acheter ! Vous allez l’adorer !

Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire et à partager avec moi vos lectures ! Si cet article vous a plu, pensez à le partager ;).

Lena

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4 commentaires pour Mirror, Mirror

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