Ryvenn, Tome 1 : La dernière empathe – Jupiter Phaeton

Bonjour,

Cela fait un long moment que je n’ai pas publié de chronique. Il est grand temps que je me rattrape. Promis, je ferai mon possible pour ne plus mettre autant de temps entre deux chroniques. Aujourd’hui, je vous propose une chronique du premier livre de Jupiter Phaeton de La dernière empathe, le premier tome de la série : Ryvenn, composée de 4 tomes. Le troisième tome vient de paraître 😉

Couverture du premier tome de la série La dernière empathe de Jupiter Phaeton intitulé Ryvenn.

La dernière empathe, Tome 1 : Ryvenn – Jupiter Phaeton

Tome 1 : La dernière empathe

Auteure : Jupiter Phaeton

Année de publication : 3 août 2018

Éditions : Auto-édité

Nombre de pages : 343 pages

Prix : 15 € (broché)

Résumé :

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture

Je tiens à remercier énormément l’auteure, Jupiter Phaeton, pour m’avoir permis de découvrir ce livre !

Je me dois peut-être de vous avertir, j’aime énormément Jupiter Phaeton qui, au fil des conversations, est devenue une amie. C’est une personne formidable qui a beaucoup de qualités et est extrêmement gentille. Je continue à vous parler d’elle ? Non, je vous envoie directement sur l’article que j’ai déjà écrit sur un elle dans mon rendez-vous du samedi : Un auteur à la carte : Jupiter Phaeton.

Avant de débuter ma lecture de La dernière empathe, j’avais un peu peur. Je ne connaissais ni l’auteure ni ses œuvres. C’était logique aussi, c’était son premier roman. Cependant, mes doutes se sont envolés avec les premières pages et j’ai su que ce roman serait un coup de cœur. Ce premier tome (et premier livre) est rondement mené et divertissant. Un pur moment de plaisir.

Personnages

Jupiter Phaeton a créé des personnages passionnant que j’ai aimé suivre. L’héroïne, Ryvenn est un personnage attachant. C’est une jeune fille de seize ans qui est capable de ressentir les émotions des personnes qui l’entourent. C’est une empathe. Cette particularité, dans ce monde où la magie s’exerce à la vue de tous, la rend « indispensable » au gouvernement en place. Quel meilleur moyen de savoir ce que ressente des suspects face aux questions que les pouvoirs d’une empathe ? Ryvenn doute souvent à cause de sa situation (et je n’en dirais pas plus sinon je risque de vous dévoiler trop d’informations sur l’intrigue). Elle doit gérer aussi ses pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas encore réellement. Malgré tout ce qui peut lui arriver, elle reste déterminée et ne se plaint pas. Quand plusieurs personnes s’aperçoivent que Ryvenn possède un autre pouvoir, tout se complique. (à vous de lire pour comprendre). Sa meilleure amie, Cassie, est tout aussi attachante avec son petit caractère bien trempée. Si l’on me demande de choisir entre les deux, je ne pourrais pas faire de choix.

Je vais m’arrêter ici sur la description des personnages pour ne pas spoiler. Mais sachez que finalement, je les aime tous.

Je sentais presque les yeux du garçon posé sur ma peau ce qui n’était ÉVIDEMMENT pas possible. Il portait un masque noir qui protégeait tout son visage, autant dire qu’il ne pouvait pas me voir. Il ne tremblait pas malgré les émotions divergentes qu’il ressentait. Il était légèrement plus grand que moi ce qui finalement n’était pas bien compliqué avec mon mètre soixante-cinq. J’attrapai mes longs cheveux roux ondulés et les ramenai en une queue de cheval derrière ma tête.
La cellule était du même gris que les autres cellules, c’est-à-dire un gris dépressif, passé, qui donnait envie de se recroqueviller sur soi-même. D’une certaine manière, c’était peut-être étudié pour. Il n’y avait qu’un banc tenu par des chaînes au mur. Le garçon y était installé quand j’étais entré, mais l’interrogateur lui avait demandé de se lever. Le béton qui nous entourait donnait de l’écho à nos pas. Je détestais ces pièces qui devaient rendre claustrophobe n’importe qui : pas de lumière du jour, tout juste une lumière artificielle vacillante et là aussi, j’en aurais mis ma main à couper, c’était fait exprès. Oh oui, créons une lumière qui vivote, s’allume et s’éteint, pour stresser un peu plus le prisonnier. Chaque détail était étudié pour rendre l’interrogé hésitant et lui faire peur pour qu’il se mette à parler.
La personne qui m’accompagnait était un homme grand, il avait les cheveux bruns coupés courts à la militaire, il portait un costume noir et une chemise blanche et comble de l’originalité : des mocassins noirs en cuir brillant. Il avait passé un holster d’épaule et un revolver y était soigneusement rangé. C’était un Glock petit calibre vu d’ici, si je me remémorais bien ce que m’avait expliqué mon père au sujet des armes à feu. Mon partenaire de cellule aurait pu être n’importe quelle autre personne que j’aurais croisé dans ce bâtiment : ils se ressemblaient tous, s’habillaient tous à l’identique, à croire qu’ils recevaient le même costume à leur entrée ici. Évidemment ce n’était pas une femme : je n’avais jamais eu à traiter avec une femme. En revanche j’avais vu défiler un paquet d’hommes comme celui qui se tenait à côté de moi et j’étais incapable de les différencier. Ils avaient les mêmes habitudes robotiques et la même voix dure et tranchante.
Je lui jetai un coup d’œil et lui fis signe de commencer d’un hochement de tête.

— Comment vous appelez-vous ? commença-t-il.

Le garçon ne répondit pas.

— Savez-vous où vous êtes et pourquoi ?

À nouveau, le silence.

— Étiez-vous sur la scène du crime ? demanda mon partenaire pour aller droit au but.

Le garçon garda ses lèvres closes, il voulut serrer ses mains les unes contre les autres, mais fut surpris par le bruit des chaînes qui tenaient ses poignets qui s’entrechoquèrent. Il laissa ses bras pendre le long de son corps et devint immobile, comme si le moindre mouvement pouvait le trahir. Je sentis la culpabilité suinter de ses pores et je la repoussai pour ne pas être submergée.

— Culpabilité, dis-je.

Le garçon tourna la tête vers moi, toujours sans me voir, essayant probablement de comprendre ce qui se passait.

— Avez-vous posé la bombe qui a tué la doyenne de la famille Ezcheras ? ajouta l’interrogateur.

J’inspirai calmement et je sentis la peur se mêler à la culpabilité. Le garçon remua les doigts puis les serra à s’en faire blanchir les phalanges.

— Non, répondit-il d’une voix grave et ferme.

Mon partenaire se tourna vers moi, attendant mon verdict. Je fermai les yeux pour mieux me concentrer : peur et indécision. Mais surtout je n’avais jamais senti autant de culpabilité et pourtant je n’en étais pas à mon premier interrogatoire. Cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : il l’avait fait.
Je rouvris les yeux, l’interrogateur leva un sourcil ce qui devait probablement signifier qu’il en avait marre d’attendre ma réponse.

— Culpabilité, dis-je.
— Jeune homme, reprit mon partenaire, il semble que vous soyez coupable du meurtre de Madame Ezcheras. Vous allez être emmené pour identification puis incarcéré en attendant votre sentence. Si vous avez une famille, un nom à nous donner, il est encore temps de vous mettre à parler. Avez-vous des complices ?

….

Le style de l’auteure

Le style de Jupiter Phaeton est simple. La plume de l’auteure est agréable à lire et rythmée. Pas de temps mort, pas le temps de s’ennuyer, non loin de là. Jupiter Phaeton a créé un univers bien à elle avec un vocabulaire particulier (handler par exemple) mais aussi un monde où la magie tient une place importante et où les magiciens font de la magie au vue de tous. Chaque magicien a un type de pouvoir particulier. En résumé, l’autrice a construit un monde avec soin. Elle a aussi soigné les intrigues principales comme les secondaires. Ce premier tome pose les bases de l’histoire sans pour autant nous ennuyer. Chaque page lue donne envie d’en savoir plus. L‘action monte crescendo. L’auteure sait nous tenir en haleine avec un suspense à tout épreuve et des rebondissements. Bon d’accord, il y a eu quelques scènes où je me suis dit « Je l’ai vu venir » mais bon, je ne peux pas toujours être surprise non ? Elle traite aussi des thèmes assez sombres avec justesse et doigté : esclavage des enfants, attaque terroriste, anéantissement d’un groupe de personnes (pour ne pas spoiler). J’ai aussi aimé la petite touche d’humour présente tout au long du livre.

Je sais que certains n’ont pas apprécié ce roman, les défauts qu’ils ont trouvé, je ne les ai pas du tout ressenti. Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre opinion, et je vous souhaite de passer un aussi bon moment que moi en compagnie de Ryvenn.

La couverture est simple sans artifice mais totalement représentative de l’histoire.

Le plus de l’histoire : L’intrigue originale

Conclusion : Un premier tome qui promet des merveilles (la suite le confirme) que je conseille à tous les passionnés de fantasy qui comme moi ont envie de passer un excellent moment avec une héroïne très chouette et réaliste.

Pour résumer : Un immense coup de cœur !

 

Petit plus pour les parents ou les professionnels :

N’hésitez pas à lire La dernière empathe  de Jupiter Phaeton, si vous souhaitez un roman d’urban fantasy passionnant. Il peut être utile si vous souhaitez traiter aussi du bien et du mal et de la limite un peu complexe à estimer parfois. 😉

Un petit mot sur l’auteur :

Jupiter Phaeton est une auteure française. Elle a quitté son emploi fin juin 2018. Depuis, elle est auteure à plein temps et ça se passe très bien pour elle. Elle est heureuse et épanouie. Elle aime les grandes randonnées et elle est accro au chocolat.

Vous pouvez faire un petit tour sur le site de l’auteur : Jupiter Phaeton

Courez vite sur internet l’acheter ! Vous allez l’adorer !

Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire et à partager avec moi vos lectures ! Si cet article vous a plu, pensez à le partager ;).

Lena

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5 commentaires pour Ryvenn, Tome 1 : La dernière empathe – Jupiter Phaeton

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  5. Merci ma Lena pour cette magnifique chronique ! J’ai plein d’étoiles dans les yeux !

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