Brunetti en trois actes

Bonjour

Aujourd’hui, nouvel auteur, nouveau héros. Je vous propose une chronique sur le livre de Donna LEON : Brunetti en trois actes.

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Brunetti en trois actes

Auteur :  Donna Leon

Année de publication : 28 septembre 2016

Edition : Calmann-Lévy

Nombre de pages :  342 pages

Quatrième de couverture :

A vous de découvrir la suite !

L’origine de ma lecture. Encore une fois, je peux remercier NetGalley et les éditions Calmann-Lévy, pour la confiance qu’ils m’ont accordée, me permettant ainsi de lire Brunetti en trois actes. Je ne connaissais pas ni l’auteur ni la série mais l’histoire se déroulant à Venise, je ne pouvais passer à côté et l’ignorer. J’ai fait un petit tour sur le net pour en savoir un peu plus sur l’auteur. Ainsi, j’ai découvert que le commissaire Brunetti en est à sa 24e aventure ! Il va falloir que je regarde un peu plus pour m’en procurer quelques-uns. 😉 Cette fois-ci, je n’ai pas eu tellement peur de ne pas réussir à suivre contrairement à d’autres lectures (comme par exemple Rosie se fait la belle d’Alice Quinn, vous pouvez lire ma chronique ICI). Le premier chapitre m’a prise au dépourvu. Outch, je ne comprenais pas grand chose, et puis, enfin le deuxième chapitre m’a délivrée plus d’explications.

Les personnages. Le commissaire Guido Brunetti est un personnage sympathique. Ne le connaissant pas, je l’ai trouvé pourtant fort sympathique. Il est une personne droite dans ses chaussures. C’est un homme qui arrive à concilier un travail qui le passionne et une vie de famille équilibrée (il rentre manger avec sa femme et ses enfants par exemple). Flavia Petrelli : cantatrice italienne, vieille amie de la famille Brunetti. A travers son personnage, j’ai pu sentir monter le stress du harcèlement. Ses sensations étaient extrêmement bien décrites. Quel stress jusqu’au final ! Et se demander qui est le harceleur tout au long du livre a été un véritable plaisir. Pour une fois, ce n’était pas si évident.

Grâce à ce roman et à la passion de Donna Leon, j’ai découvert l’opéra. Je ne connais que peu, ce que j’ai pu apprendre à l’école notamment sur ce sujet, alors autant vous dire que c’était parti très loin. J’ai découvert un monde pas aussi glamour que l’on aurait pu le croire. Si je me doutais déjà de la difficulté de vivre toujours sur route, et donc difficulté à nouer une vie de famille, je me suis rendue un peu plus compte de la difficulté finalement d’être une chanteuse d’opéra au sein d’une « troupe » qui n’est pas si soudée finalement. Ainsi, j’ai pu aussi découvrir la vie de l’arrière-scène, les décors, les trucages… L’auteur a aussi développé le rapport fans et artistes, les attentes, les sentiments/ressentis différents et parfois même opposés des uns et des autres. Le stress pour un artiste, connu et reconnu ici, de devoir toujours plaire, faire attention à ce que l’on est, dit, même après l’épuisement est bien représenté.

Donna Leon m’a permis de découvrir Venise sous un autre regard, celui des habitants, des habitués. J’ai eu l’impression de suivre le commissaire Brunetti pendant ses déplacements, comme si j’étais avec lui.

Elle remarqua, parmi les gens qui s’attardaient encore, un homme d’âge moyen, en retrait : un homme aux cheveux bruns, la tête penchée pour écouter ce que lui disait la femme à ses côtés. Celle-ci était plus intéressante : d’un blond naturel, avec un nez puissant, les yeux clairs, faisant probablement moins que son âge. Elle souriait à tous les propos que l’homme lui tenait et tapota plusieurs fois sa tête contre son épaule, puis elle recula et leva les yeux vers lui. L’homme l’entoura d’un bras et la tira à lui avant de regarder ce qui était en train de se passer au bout de la file.

Elle le reconnut alors, même si cela faisait des années qu’elle ne l’avait plus vu. Il avait les cheveux plus grisonnants, le visage plus maigre, et elle vit une ride descendre du coin gauche de sa bouche à son menton, dont elle n’avait pas le souvenir.

« Signora Petrelli, commença un jeune homme qui était parvenu à lui prendre la main, tout ce que je peux vous dire, c’est que c’était merveilleux. C’est la première fois que je vais à l’Opéra. »

Avait-il rougi à ces propos ? Certainement, car cet aveu avait semblé lui coûter.

Elle lui pressa la main en retour.

« Bien, dit-elle, Tosca est un bon début. »

Il hocha la tête, les yeux agrandis par la magie de ces mots.

« J’espère que cela vous a donné envie d’aller en voir un autre, ajouta Flavia.

– Oh oui. Je ne pouvais pas imaginer que cela puisse être aussi… »

Il haussa les épaules face à son incapacité à exprimer son idée, saisit de nouveau sa main et elle craignit, l’espace d’un instant, qu’il ne la porte à sa bouche et l’embrasse. Mais il la lâcha, la remercia et partit.

Quatre fans encore, et ce fut autour de l’homme et de la femme blonde.

« Signora, je vous avais dti que ma femme et moi souhaitions vous entendre chanter, dit-il en lui tendant la main, avant de conclure, avec un sorire qui accentua les rides de son visage : Cela valait la peine d’attendre.

– Et je vous avais dit, répliqua-t-elle, ignorant le compliment et tendant la main à la femme, que je voulais vous inviter tous deux à une représentation. »

Après que les deux femmes se furent serré la main, Flavia précisa :

« Vous auriez dû me prévenir. J’aurais laissé des billets pour vous. Je vous l’avais promis.

– C’est très aimable à vous, dit la femme blonde. Mais mon père a un abonnement et il nous a donné ses billets. »

Pour éviter que Flavia ne les pense présents uniquement parce que ses parents n’en avaient pas eu envie, elle précisa :

« Nous serions venus dans tous les cas, mais mes parents étaient pris ce soir. »

Le style de Donna Leon est agréable à lire : simple et accessible. Certains termes spécifiques à Venise, ou bien à l’Opéra, peuvent paraître au premier abord difficiles à suivre, puis finalement, on s’y fait et finalement, on oublie cette difficulté. Les descriptions « physique » (lieu, personnage) sont suffisamment précises pour ce faire une idée, sans être non plus trop pénibles et gênantes pour la lecture. Le rythme est relativement lent, pas d’action à tout va, de bang bang tout le temps. Cela change et est agréable. Pourtant, on ne s’ennuie pas. Tout m’a semblé nécessaire à l’intrigue pour comprendre l’histoire de Flavia Petrelli. Les sentiments sont aussi à l’honneur. J’ai vécu le stress du harcèlement à travers les personnages, la tentative (veine) de se rationaliser dans un genre « je dramatise, ce n’est que ma fatigue qui parle », la réalisation, etc.

 

Pour résumer :  Un coup de cœur !

Petit plus pour les parents ou les professionnels :

N’hésitez pas à utiliser ce policier si vous souhaitez suivre une enquête ! De même, si vous souhaitez travailler autour du harcèlement.

Vous avez envie de découvrir Venise sous un autre œil et vous aimez les policiers ? N’hésitez plus, ce livre est fait pour vous !

Un petit mot sur l’auteur :

Donna Leon est une écrivaine américaine. Ses romans ont été publiés dans une vingtaine de langues mais pas en italien par souci de protection de son anonymat à Venise où elle vit depuis plus de trente ans. Elle a 24 aventures du commissaire Brunetti à son actif. Pleins de livres à lire 😉

Vous pouvez aller faire un tour sur le blog de l’auteur : Donna Leon

Courez vite en librairie l’acheter ! Vous allez l’adorer !

Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire et à partager avec moi vos lectures ! Si cet article vous a plu, pensez à le partager ;).

Lena

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